Fiche du livre

Vers l'été suivi de Fractions du jour – Jean-Michel Tartayre

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ISBN 978-2911241-92-5
Parution : 2016
Prix : 13 €

La simplicité apparente de ces courts poèmes, sobres et suggestifs, peut faire écho à la sensibilité de chacun. C’est une poésie du quotidien fine et subtile. Elle établit des correspondances entre des sensations, des lieux, des moments, des atmosphères, dans un style épuré et impressionniste. Sa musique, très contemporaine, peut nous accompagner longtemps.


La lumière dans les arbres,
Leurs mouvements par elle projetés –


Reflets d’une eau qui danse
Et se perd dans le cristallin.


Tel qu’absorbant


Chaque pulsation du bleu.

 

Revue Friches-Cahiers de Poésie Verte, N° 123 :

     Vers l’été : cette première partie est une promesse avant  tout de lumière et de plénitude. Mais le poète ne donne pas de contours précis au paysage, qu’il soit champêtre ou urbain. Il aborde cette quête sans se nommer. Le « on » ouvre un libre espace à la conscience, au regard, qui adhèrent aux différents aspects de  l’être :

     « Eau vive,

     La vie va – c’est tout ».

     L’infinitif suffit à nommer le processus : « commencer »… Le complément manque : « le temps dessille, lent », mais l’esprit n’en bondit que plus loin. Le poète est ici homme de notations, allusif : « Pluie au-dedans dehors ». Cette sorte d’hésitation devant les choses emporte notre adhésion : nous devenons les agenceurs de cet espace, les énonciateurs d’un sens :

     « Une phrase peut-être,     qu’on ne connaît pas –

        Du moins pas encore ».

     Dans le silence de la découverte, le poète et le lecteur déchiffrent le texte des choses.

     La seconde partie, Fractions du jour, est composée de poèmes qui ont retrouvé la fluidité et l’unité. La montagne reste un moment dans l’objectif comme photographique du poète, puis la recherche et le rêve tentent de donner un contour à l’impondérable :

     « Le ciel plus blanc. // Comme s’il emportait les minutes / avec lui / ; … on cherche à joindre / l’œil et la parole / ;  fusion seule à desserrer l’étau / du temps ».

     Cet ouvrage, où chaque mot, chaque silence, chaque espace ont leur poids, se bâtit entre deux pôles :

     « la parole en germe / où semble refluer l’énergie »,

et  « l’écriture comme lien avant tout ».

Gilles LADES

 

Ce recueil a reçu :

– Le Prix de Poésie 2016 des Gourmets de Lettre à Toulouse

– La médaille Vermeil 2017 de l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse
 

 

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